Scandale : quelqu’un a dit « pain au chocolat » dans une boulangerie alsacienne

CELLULE DE CRISE ALSACIENNE · Chronique satirique

Il était 8 h 16. Une heure où l’humanité est encore fragile, surtout devant une vitrine de viennoiseries.

Réunion humoristique de la Cellule de crise alsacienne
Illustration de la chronique satirique « Cellule de crise alsacienne ».

Un homme est entré dans une boulangerie alsacienne. Il a regardé les croissants. Puis les petits pains au chocolat. Et il a demandé, avec une tranquillité qui confine à l’inconscience :

— Bonjour, il vous reste des pains au chocolat ?

Le silence a été immédiat. La boulangère a cessé d’exister pendant trois secondes. Une cliente a laissé tomber sa monnaie. Un enfant a demandé à sa mère si le monsieur allait être arrêté.

Personne ne souhaite dramatiser. Mais il faut appeler les choses par leur nom : nous avons frôlé l’incident régional.

La cellule de crise alsacienne envisage l’installation d’un espace de parole entre les baguettes tradition et les Bretzels. Un médiateur sera chargé de rappeler que, dans cette région, certains mots doivent être prononcés avec prudence.

L’homme est reparti avec deux schnekes. Il n’a pas compris pourquoi.

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