Aux Coteaux, 1,4 million d’euros de travaux… et une copropriété toujours à redresser

Aux Coteaux, une copropriété de cent logements a bénéficié de travaux énergétiques en 2015. Onze ans plus tard, la copropriété Eugène-Delacroix reste en difficulté malgré les investissements : son plan de sauvegarde est prolongé jusqu’en 2028.

Immeuble d’habitation dans le quartier des Coteaux à Mulhouse
Un immeuble aux Coteaux, à Mulhouse, quartier concerné par un vaste programme de renouvellement urbain.

L’essentiel en 30 secondes

  • La copropriété Eugène-Delacroix compte 100 logements et a bénéficié de 1,4 million d’euros de travaux énergétiques en 2015.
  • En juillet 2026, la commission de suivi constate que son redressement n’a pas encore pu commencer.
  • m2A prolonge son plan de sauvegarde jusqu’au 18 octobre 2028, avec 65 000 € HT d’accompagnement.
  • Jusqu’à 694 000 € HT de travaux d’urgence restent envisagés, sous conditions.

Rénover un immeuble est une chose. Redresser une copropriété en est une autre. Au 3-5 rue Eugène-Delacroix, à Mulhouse, la distinction n’a rien de théorique : 1,4 million d’euros de travaux énergétiques ont été engagés en 2015, mais les difficultés de la résidence de 100 logements n’ont pas disparu pour autant.

Un plan de sauvegarde avait été lancé en 2021 pour cinq ans. Il devait notamment améliorer la gestion, réduire les impayés, lutter contre les incivilités et comprendre pourquoi les investissements de 2015 n’avaient pas produit les résultats attendus. En 2023, un premier avenant avait déjà intégré des mises aux normes des cages d’ascenseurs et des études sur le chauffage et les installations sanitaires.

Deux années de plus, pour commencer le redressement

Le constat de la commission de suivi du 10 juillet 2026 est sévère : le redressement « n’a pas encore pu être amorcé ». Le 12 octobre, Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) a donc approuvé deux années supplémentaires de plan de sauvegarde, jusqu’au 18 octobre 2028. L’accompagnement doit aussi être réorienté vers le suivi social des occupants.

Cette prolongation représente 65 000 euros hors taxes pour le suivi et la coordination, financés pour moitié par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), l’autre moitié revenant à la Ville de Mulhouse.

Et les travaux ne sont peut-être pas finis

La délibération évoque également jusqu’à 694 000 euros hors taxes de travaux d’urgence possibles, principalement pour remplacer des conduites d’eau froide et d’eau chaude et intervenir sur la production d’eau chaude. Il s’agit d’une estimation maximale, et non d’une dépense déjà engagée : ces travaux sont conditionnés à une urgence caractérisée et à un arrêté de mise en sécurité.

Reste une question que les montants ne résolvent pas : où en sont exactement les charges, les impayés et la vie quotidienne des habitants ? Sans ces éléments, on sait combien a coûté une partie de la rénovation, mais pas encore ce qu’il faudrait pour que la copropriété tienne enfin debout, au-delà de ses murs.

Sources

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