À Wattwiller, on cherche encore de l’eau sous les pieds

Les Grandes Sources de Wattwiller veulent forer jusqu’à environ 200 mètres pour rechercher une nouvelle ressource en eau minérale. Pas encore question de remplir des bouteilles : pour l’instant, il s’agit surtout de savoir ce que le sous-sol a dans le ventre.

Foreuse de prospection dans un pré devant le village de Wattwiller, au pied des Vosges
Image créée artificiellement

À Wattwiller, l’eau est une vieille connaissance. On la pompe, on la met en bouteille, on lui colle une étiquette et elle part voir du pays. Mais Les Grandes Sources de Wattwiller aimeraient maintenant faire connaissance avec une petite nouvelle, planquée quelque 200 mètres sous terre. Le forage devrait rencontrer l’aquifère recherché vers 130 à 150 mètres. Pas pour remplir les bouteilles demain matin : d’abord pour voir ce qu’il y a là-dessous, combien ça donne et ce que vaut l’eau.

Une troisième ressource pour l’avenir

L’entreprise exploite déjà deux forages. Ce troisième doit permettre de sécuriser la ressource pour l’avenir. Rien, dans le dossier, n’indique donc que les captages actuels seraient en train de rendre l’âme. Si l’eau découverte présente les bonnes caractéristiques et que son exploitation est ensuite autorisée, elle pourrait rejoindre les ressources déjà utilisées par Wattwiller.

Seulement, à 150 mètres sous terre, l’eau n’a pas de compteur sur la porte. Il faut comprendre comment la nappe fonctionne, à quelle vitesse elle se recharge et avec quelles autres ressources elle communique. La Mission régionale d’autorité environnementale a d’ailleurs demandé que soient mieux étudiés l’équilibre des nappes, les effets des prélèvements, le changement climatique et les éventuelles relations avec les eaux superficielles.

Avant les bouteilles, les vérifications

Le commissaire enquêteur a finalement donné un avis favorable au projet, assorti de réserves et d’une recommandation : réaliser un bilan hydrogéologique global. Le CoDERST du Haut-Rhin a ensuite rendu, lui aussi, un avis favorable au forage de prospection.

Pour l’instant donc, personne ne met en bouteille cette nouvelle eau. Il faut encore creuser, pomper, mesurer, analyser et comprendre.

À Wattwiller, on sait déjà vendre l’eau. Reste à demander au sous-sol s’il est d’accord pour en fournir davantage.

Sources

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