Arrêts maladie, médicaments, retraites, gaz… tout ce qui change au 1er septembre 2026

Le mois de septembre possède déjà deux défauts : les vacances sont terminées et il faut recommencer à mettre des chaussures. L’administration française a estimé que ce n’était pas suffisant.

Un pharmacien propose une boîte de médicament à un client qui la refuse de la main.
Illustration des changements qui entrent en vigueur en France au 1er septembre 2026. Illustration créée artificiellement

À partir du 1er septembre 2026, plusieurs règles changent. Certaines sont plutôt favorables, d’autres nettement moins. Comme souvent, tout dépend de l’endroit où l’on se trouve au moment où la règle vous tombe dessus.

Les arrêts maladie auront désormais une durée plafonnée

Jusqu’ici, la loi ne fixait pas de durée maximale à la prescription d’un arrêt de travail. À partir du 1er septembre, une première prescription sera limitée à 31 jours et chaque prolongation à 62 jours.

Attention : cela ne signifie pas qu’on devra miraculeusement guérir au 32e jour. Un arrêt pourra toujours être prolongé si l’état de santé le justifie. Ce sont les durées de chaque prescription qui sont plafonnées, pas la durée totale de la maladie.

Le corps humain conserve donc une petite marge d’indépendance vis-à-vis du calendrier administratif.

À la pharmacie, refuser le médicament proposé pourra obliger à avancer l’argent

Autre changement : lorsqu’un pharmacien propose, dans les cas prévus, un médicament biosimilaire ou hybride à la place du médicament de référence, le refuser sans justification médicale pourra entraîner la perte du tiers payant.

Il faudra alors avancer la totalité du prix et, dans certains cas, le remboursement pourra être calculé sur la base du médicament de substitution, moins cher. La différence restera donc à votre charge. Le médecin pourra néanmoins s’opposer à la substitution pour une raison médicale.

On pourra toujours dire non. C’est simplement le portefeuille qui participera davantage à la discussion.

Certaines retraites pourront arriver quelques mois plus tôt

Pour une fois, septembre sait aussi apporter de bonnes nouvelles. La suspension d’une partie de la réforme des retraites de 2023 modifie les règles pour les pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026. Pour les générations concernées, le relèvement de l’âge légal est ralenti et certaines personnes ayant commencé à travailler jeunes pourront partir quelques mois plus tôt.

Par exemple, pour une personne née en 1966 remplissant les conditions d’une carrière longue après avoir commencé avant 20 ans, le départ pourra intervenir à 60 ans et 9 mois au lieu de 61 ans.

Trois mois. À vingt ans, c’est insignifiant. À soixante, j’imagine que l’on regarde le calendrier avec une tendresse nouvelle.

Le gaz, lui, choisit l’autre direction

Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie augmente en septembre. Il passe de 162,89 € par MWh TTC en août à 172,05 € en septembre, soit une hausse d’environ 5,6 %.

Ce prix repère n’est pas un tarif obligatoire : il sert de référence et certaines offres commerciales y sont indexées. La hausse ne signifie donc pas que toutes les factures augmenteront exactement de 5,6 %.

Mais septembre précède octobre, octobre précède novembre et novembre possède une fâcheuse réputation en matière de chauffage.

Le calendrier, décidément, est très bien organisé.

Les Sources utilisées

Service-Public.fr – Arrêts maladie, décret du 12 juin 2026
Service-Public.fr – Nouvelles règles de remboursement des médicaments au 1er septembre 2026
Service-Public.fr – Suspension de la réforme des retraites et carrières longues
Commission de régulation de l’énergie (CRE) – Prix repère de vente du gaz naturel

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