De Beaune à Besançon : un week-end entre truffe, vin, remparts et pizza

Il existe des week-ends où l’on se repose. On se lève tard, on mange un yaourt et on regarde par la fenêtre en se félicitant de n’avoir absolument rien accompli.
Et puis il existe des week-ends où l’on décide de visiter deux villes, un marché, un ancien hôpital, une coopérative viticole, une forteresse, un zoo, une pizzeria réputée et un complexe de loisirs.
C’est ce second modèle que je vous propose.
L’idée est simple : passer le samedi à Beaune, dormir à Besançon dans un appartement avec une vraie cuisine, sortir le soir, visiter la Citadelle le dimanche et terminer par une excellente pizza. Simple, donc, à condition d’emporter une râpe à truffe, une glacière, une boîte hermétique, une pièce d’identité et une certaine confiance dans l’organisation humaine.
Samedi matin : arriver tôt à Beaune
Il faut arriver tôt. Le marché de Beaune n’attend pas les touristes qui se lèvent à 10 heures en disant : « On prendra notre temps. » Le marché, lui, a déjà vendu ses meilleurs fromages, ses plus beaux pains et probablement la truffe que vous auriez voulu acheter.
L’idéal est donc d’être à Beaune vers 8 heures. Le grand marché se tient autour des Halles et de la place de la Halle. On y trouve des produits régionaux, des fromages, de la charcuterie, des légumes, du pain, des pâtes fraîches et parfois des truffes.
Le but n’est pas seulement de flâner. Flâner est une activité noble, mais elle nourrit assez mal. Il faut acheter de quoi préparer le pique-nique du midi et surtout le dîner du samedi soir dans l’appartement.
On peut notamment chercher :
- du très bon pain ;
- du jambon persillé ;
- du comté et d’autres fromages du Jura ;
- des pâtes fraîches ;
- de la crème ;
- des escargots ;
- du beurre persillé ;
- les fameuses coquilles d’escargot en biscuit salé ;
- éventuellement une truffe fraîche.
Les coquilles d’escargot que l’on peut manger
Ces coquilles sont une invention remarquable. Elles ressemblent à de véritables coquilles d’escargot, sauf qu’elles sont fabriquées en biscuit salé. On place un escargot à l’intérieur, on ajoute du beurre persillé, puis on passe le tout au four.
Après cuisson, on mange l’escargot, le beurre et la coquille. Tout disparaît. C’est extrêmement satisfaisant. Pour une fois, il ne reste pas sur la table une collection de coquilles vides qui donne l’impression qu’un petit régiment romain vient de perdre la guerre.
La truffe : venir avec le matériel
Dès que l’on envisage d’acheter une truffe, il faut emporter une petite râpe. Ce conseil peut sembler excessif. Il ne l’est pas. Une truffe sans râpe, c’est comme une bouteille sans tire-bouchon : un produit magnifique que l’on finit par regarder avec ressentiment.
Prévoyez également :
- une boîte hermétique ;
- du papier absorbant ;
- un petit sac isotherme ou une glacière ;
- éventuellement quelques œufs.
La truffe peut être placée dans une boîte hermétique avec des œufs. Son parfum traverse naturellement leurs coquilles et les parfume. La nature possède parfois une sophistication inquiétante. Ensuite, il suffit de cuisiner les œufs en omelette ou au plat.
La truffe fraîche se conserve peu de temps. Il faut généralement la consommer dans les trois ou quatre jours et demander au vendeur ses conseils de conservation.
Attention à la truffe d’été
La truffe d’été est plus accessible. C’est aussi une manière élégante de dire qu’elle peut être assez fade. Il ne faut pas s’attendre à ce que son parfum traverse la pièce, fasse tomber les tableaux et provoque une expérience mystique chez les voisins.
Elle est plus discrète. Parfois très discrète. Presque timide.
Pour bien l’utiliser, il faut en mettre suffisamment et l’accompagner d’un plat simple : des pâtes fraîches, des œufs, une purée ou une crème légère. Quelques gouttes d’une bonne huile de truffe peuvent renforcer son parfum.
Quelques gouttes. Pas la bouteille entière. Le but est de manger des pâtes à la truffe, pas de boire une parfumerie forestière.
La truffe noire d’hiver est généralement plus puissante. La truffe blanche, elle, est souvent la plus parfumée, même si elle n’est pas forcément celle qui possède le goût le plus intense.
Les prix au kilo peuvent sembler terrifiants : environ 300 euros pour une truffe d’été, autour de 1 000 euros pour certaines truffes d’hiver et jusqu’à 4 000 euros pour une truffe blanche. Mais une truffe ne pèse que quelques grammes. Pour une vingtaine d’euros, il est parfois possible d’acheter une jolie petite truffe.
Plus elle est grosse, plus elle aura généralement de parfum et de goût. Il faut toutefois éviter de choisir une truffe uniquement parce qu’elle ressemble à une pomme de terre aristocratique. Demandez conseil au vendeur.
Avant midi : visiter les Hospices de Beaune
Après le marché, direction les Hospices de Beaune. L’Hôtel-Dieu est le monument incontournable de la ville. Il possède cette célèbre cour intérieure entourée de façades et de toitures en tuiles vernissées qui donnent immédiatement envie de prendre quarante-sept photographies du même toit.
On découvre les anciennes salles des malades, la pharmacie, les cuisines et l’histoire de cet hôpital fondé au XVe siècle. Il vaut mieux y aller en fin de matinée, avant la grande affluence de l’après-midi. Comptez environ une heure à une heure trente.
En revanche, ne prévoyez pas de sortir vos sandwichs dans la cour d’honneur. Même s’il existe des bancs, le lieu reste un monument historique et non une aire de repos autoroutière pour amateurs de jambon persillé.
Midi : pique-nique au parc de la Creuzotte
Après les Hospices, récupérez la voiture et rejoignez les parcs de la Bouzaize et de la Creuzotte. Il existe un parking à proximité du parc de la Bouzaize. La Creuzotte dispose d’espaces adaptés à une pause et constitue un endroit agréable pour manger les produits achetés au marché.
On peut préparer de simples sandwichs avec du bon pain, du fromage, du jambon persillé ou d’autres spécialités. Un sandwich réalisé avec d’excellents produits reste un excellent repas. Il ne devient médiocre que lorsqu’on le mange debout sur un parking, face à un conteneur à verre, sous une pluie horizontale.
Après le déjeuner, une petite promenade autour du plan d’eau de la Bouzaize permet de digérer avant la dégustation. Les produits frais destinés au soir doivent rester dans une glacière ou un sac isotherme.
La truffe apprécie les voyages gastronomiques. La crème fraîche, beaucoup moins.
Dégustation chez Nuiton-Beaunoy
Après le pique-nique, direction Nuiton-Beaunoy, route de Pommard. Cette coopérative réunit de nombreux vignerons et propose une importante sélection de vins de Bourgogne.
Lors de ma précédente visite, le prix de certaines bouteilles démarrait autour de 4 euros. À ce tarif, la première réaction est naturelle : quel genre de piquette a-t-on bien pu enfermer là-dedans ?
Mais il faut se méfier de cette idée selon laquelle un bon vin serait forcément un vin cher. Le prix d’une bouteille ne dépend pas uniquement de ce qu’elle contient. Il peut également comprendre la renommée de l’appellation, la rareté du vin, le prestige du domaine, la bouteille, l’étiquette, la publicité, les intermédiaires et parfois une quantité impressionnante de poésie imprimée au dos.
Dans une coopérative, les producteurs mettent en commun une partie de leurs moyens : le matériel, la vinification, le stockage, la mise en bouteille et la commercialisation. Les volumes sont plus importants, les coûts sont mieux répartis et la vente est souvent plus directe. Il devient donc possible de proposer des vins simples, honnêtes et agréables à des prix très raisonnables.
Un vin vendu 4 ou 5 euros ne prétendra probablement pas rivaliser avec un grand cru conservé vingt ans dans la cave d’un château surveillé par un fantôme. Mais il peut parfaitement être bon, équilibré et très plaisant à boire avec un repas.
À l’inverse, une bouteille chère n’est pas automatiquement excellente. Elle peut être rare, prestigieuse, complexe et admirablement travaillée, tout en ne correspondant absolument pas à vos goûts.
Le meilleur vin reste avant tout celui que vous aimez boire, pas celui dont le prix vous oblige à fermer les yeux et à hocher lentement la tête pour donner l’impression que vous avez compris quelque chose.
Chez Nuiton-Beaunoy, on retrouve naturellement des vins très accessibles, mais aussi des appellations connues et de grands noms de Bourgogne. L’intérêt est justement de pouvoir comparer plusieurs styles, plusieurs appellations et plusieurs niveaux de prix au même endroit.
Il n’est donc pas nécessaire de visiter six domaines, de serrer douze mains et de prétendre comprendre immédiatement la différence entre un sol calcaire exposé au sud-est et un autre sol calcaire exposé légèrement moins au sud-est.
L’autre grand avantage de cette formule est que la dégustation est indépendante d’un producteur en particulier. On ne se retrouve pas face au vigneron qui vient de vous expliquer pendant vingt minutes qu’il a personnellement surveillé chaque grappe depuis sa naissance.
On peut goûter, ne rien aimer et repartir sans acheter. En théorie, c’est très simple.
Personnellement, lorsque je déguste directement chez un producteur et que rien ne me plaît vraiment, je suis incapable de repartir les mains vides. Je finis toujours par acheter une bouteille par politesse, comme si refuser son vin revenait à lui annoncer que son enfant était laid.
À la coopérative, cette pression disparaît. On peut comparer librement, acheter uniquement ce que l’on apprécie ou ne rien prendre du tout. Et c’est peut-être la meilleure façon de découvrir un vin : sans obligation, sans gêne et sans bouteille de consolation.
La personne qui conduit jusqu’à Besançon doit naturellement éviter de boire. Elle peut recracher pendant la dégustation ou laisser l’autre personne goûter. La route vers Besançon est beaucoup plus agréable lorsqu’elle ne comporte ni gendarmerie, ni explication confuse sur les arômes de fruits rouges.
L’après-midi : direction Besançon
Après la dégustation, prenez la route de Besançon. Il faut louer un appartement entier, de type Airbnb, et non une simple chambre d’hôtel. L’objectif est de cuisiner le soir les produits achetés au marché.
L’appartement doit donc posséder :
- une place de parking privée ou sécurisée ;
- une vraie cuisine ;
- un réfrigérateur ;
- des plaques de cuisson ;
- des casseroles ;
- une passoire ;
- un véritable four ;
- une table pour dîner.
Il faut vérifier attentivement les photographies et la liste des équipements. Certaines annonces utilisent l’expression « cuisine équipée » pour désigner un micro-ondes, une bouilloire et deux assiettes qui ne se connaissent pas.
Pour les coquilles d’escargot, un four est indispensable. L’idéal est de loger à Besançon même, dans la Boucle ou à proximité du centre, afin de profiter de la ville sans avoir à reprendre la voiture pour chaque déplacement.
Le dîner dans l’appartement
Une fois installés, commencez par ranger les produits frais au réfrigérateur. Ensuite, place à la cuisine.
Les escargots en coquilles comestibles
Garnissez chaque coquille en biscuit avec un escargot et du beurre persillé. Passez-les au four jusqu’à ce que le beurre soit bien chaud et que le biscuit soit légèrement croustillant.
Le résultat est absolument fabuleux. La coquille absorbe une partie du beurre et devient presque plus intéressante que l’escargot lui-même. C’est assez vexant pour l’escargot, mais il n’est plus en situation de protester.
Les pâtes fraîches à la truffe
Faites cuire les pâtes fraîches dans une grande casserole d’eau salée. Pendant ce temps, chauffez doucement la crème. Ajoutez les pâtes égouttées et un peu d’eau de cuisson si nécessaire.
Incorporez une partie de la truffe râpée, sans la faire cuire trop longtemps. Servez, puis râpez le reste directement sur les assiettes.
La truffe doit rester la vedette. Elle n’a pas besoin d’oignons, de tomates, de curry, de paprika fumé et de douze herbes aromatiques pour prouver son existence.
Samedi soir : Aux Ateliers
Après le dîner, direction Aux Ateliers, un grand complexe de loisirs à Besançon. Cette sortie me paraît plus adaptée qu’une simple promenade nocturne.
Les promenades sont très jolies. Mais, après 22 heures, regarder les façades et le Doubs peut finir par ressembler à une punition culturelle.
Aux Ateliers propose plusieurs activités :
- un bowling de 24 pistes ;
- un laser game ;
- du BattleKart ;
- une Quiz Room ;
- des salles de karaoké ;
- des billards ;
- des jeux d’arcade ;
- du shuffleboard.
Il ne faut pas essayer de tout faire. Choisissez une ou deux activités et réservez à l’avance, surtout le samedi soir.
Le bowling reste la solution la plus simple pour deux personnes. Le BattleKart est plus original : il mélange le karting électrique et le jeu vidéo. La Quiz Room permet de se prendre pour un candidat de jeu télévisé, sans avoir à expliquer publiquement que l’on ne connaît pas la capitale de la Slovénie.
Le karaoké est également possible, à condition d’accepter que la personne avec qui vous voyagez découvre votre véritable voix. Certaines relations ne s’en remettent jamais.
En option : le Casino JOA
Pour ceux qui préfèrent les jeux d’argent ou souhaitent prolonger la soirée, le Casino JOA de Besançon reste une possibilité. On y trouve des machines à sous, des jeux électroniques et des tables traditionnelles.
L’entrée est réservée aux personnes majeures et une pièce d’identité est obligatoire. Le principe le plus raisonnable consiste à définir une petite somme à l’avance et à ne pas la dépasser.
Le casino doit rester une activité de soirée, pas une tentative de financement du week-end. Pour notre programme, Aux Ateliers reste l’activité principale. Le casino constitue simplement une option.
Dimanche matin : la Citadelle de Besançon
Après le petit-déjeuner, direction la Citadelle. Construite par Vauban, elle domine la ville et la Boucle du Doubs. Le billet donne accès aux remparts, aux musées et aux espaces animaliers.
Le site est vaste. Il faut prévoir plusieurs heures. On peut commencer par les remparts et les panoramas, puis visiter les espaces animaliers du Muséum. La Citadelle abrite notamment un parc zoologique ainsi que plusieurs espaces consacrés à la biodiversité.
Ce n’est donc pas une simple visite de forteresse où l’on regarde trois canons rouillés avant de repartir.
Attention au vertige
La Citadelle est construite en hauteur et certains passages sur les remparts peuvent être impressionnants. Les vues sur Besançon sont magnifiques. Elles sont même tellement belles qu’elles donnent parfois envie de s’agripper à la personne la plus proche, y compris lorsqu’on ne la connaît pas.
Les personnes sujettes au vertige doivent rester prudentes. Il n’est pas nécessaire de s’approcher des bords ni de parcourir tous les chemins de ronde les plus élevés. Il est parfaitement possible de profiter du zoo, des musées et des parties les moins exposées du monument.
L’escape game de la Citadelle
La Citadelle propose également un escape game installé directement dans les remparts. C’est une activité particulièrement réussie, car le décor est authentique.
On ne vous demande pas d’imaginer que vous êtes dans une forteresse. Vous êtes réellement dans une forteresse.
L’escape game nécessite une réservation et fonctionne généralement pour des groupes d’au moins trois personnes. Il est donc plus difficile à organiser pour un couple seul. Mais pour un groupe, c’est une excellente façon de compléter la visite.
Dimanche midi : Piano Pizza
Après la Citadelle, direction Piano Pizza. La réservation est indispensable, surtout le dimanche midi. Cette adresse est considérée comme l’une des très bonnes pizzerias françaises. La pâte, la cuisson et les produits sont travaillés avec sérieux.
Après une matinée passée à marcher dans une forteresse, la pizza devient une forme de récompense morale.
Il faut simplement prévoir un horaire réaliste. Réserver à midi après une entrée tardive à la Citadelle obligerait à visiter le zoo en courant. Les animaux le vivraient assez mal.
L’idéal est d’entrer tôt à la Citadelle et de réserver la pizzeria vers 13 heures ou 13 h 30. Après le repas, une courte promenade dans le centre historique peut permettre de terminer le week-end tranquillement avant le retour vers Lutterbach.
Le bon plan pour les cartes de handicap
À la Citadelle de Besançon, la personne titulaire d’une carte de handicap peut bénéficier de la gratuité, ainsi que son accompagnateur, selon les conditions en vigueur. Cette gratuité concerne l’entrée générale, les remparts, les musées et les espaces animaliers. Il faut présenter la carte à la billetterie.
Pour les Hospices de Beaune, les conditions peuvent varier selon le type de carte et le tarif appliqué au moment de la visite. Il est préférable de vérifier directement avant le départ et de ne pas acheter automatiquement deux billets au plein tarif sur Internet.
Le programme complet
Samedi
8 heures : arrivée à Beaune.
8 heures à 9 h 45 : marché et achats gourmands.
10 heures : visite des Hospices de Beaune.
Midi : pique-nique au parc de la Creuzotte, près de la Bouzaize.
13 h 30 : dégustation chez
Vers 15 heures : départ vers Besançon.
Fin d’après-midi : installation dans l’appartement avec cuisine et parking.
Soir : escargots en coquilles comestibles et pâtes fraîches à la truffe.
Après le dîner : bowling, BattleKart ou autre activité Aux Ateliers.
En option : Casino JOA.
Dimanche
Matin : Citadelle de Besançon, remparts, musées et espaces animaliers.
En option : escape game sur réservation.
Vers 13 heures : déjeuner chez Piano Pizza.
Après-midi : petite promenade dans Besançon, puis retour vers Lutterbach.
Ce qu’il ne faut pas oublier
La petite râpe à truffe. La boîte hermétique. La glacière. Les œufs. La carte de handicap. La pièce d’identité. La réservation de l’appartement. La réservation d’Aux Ateliers. La réservation de Piano Pizza.
Et une certaine souplesse.
Car un week-end parfait n’existe pas. Il y aura toujours une place de parking occupée, une truffe moins parfumée que prévu ou une boule de bowling qui décidera de partir vers la piste voisine.
Mais c’est aussi cela, le voyage. Une succession de choses merveilleuses légèrement mal organisées.
Budget minimum estimatif pour deux personnes
Carburant et péages : 75 €
Airbnb avec cuisine et parking : 75 €
Pique-nique avec les produits du marché : 20 €
Produits pour le dîner, avec une petite truffe : 35 €
Visite des Hospices de Beaune : 14,50 €
Dégustation chez Nuiton-Beaunoy : gratuite
Une partie de bowling pour deux : 17 €
Piano Pizza, deux pizzas et boissons simples : 35 €
Petit-déjeuner : 6 €
Stationnement et petite marge : 5 €
TOTAL ESTIMÉ : 282,50 € POUR DEUX PERSONNES
Ce budget ne comprend pas l’achat de bouteilles chez Nuiton-Beaunoy, les activités supplémentaires Aux Ateliers ni les dépenses imprévues au marché. Pour partir plus sereinement, prévoyez une enveloppe d’environ 300 € pour deux.
