<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Éducation nationale &#8211; ActuRhin</title>
	<atom:link href="https://acturhin.fr/tag/education-nationale/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://acturhin.fr</link>
	<description> les voix du Haut-Rhin</description>
	<lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2026 06:30:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/cropped-logo-bulle-500-32x32.jpg</url>
	<title>Éducation nationale &#8211; ActuRhin</title>
	<link>https://acturhin.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Mulhouse : les lycéens voulaient se faire entendre, les poubelles ont parlé plus fort</title>
		<link>https://acturhin.fr/mobilisation-lyceens-mulhouse/</link>
					<comments>https://acturhin.fr/mobilisation-lyceens-mulhouse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alain Scherrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 06:30:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités locales]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Mulhouse]]></category>
		<category><![CDATA[zone-mulhouse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://acturhin.fr/?p=1773</guid>

					<description><![CDATA[Classes trop chargées, manque de moyens, Parcoursup : les lycéens mulhousiens avaient quelques sujets à mettre sur la table. Après trois jours de mobilisation, ce sont pourtant les poubelles incendiées, les mortiers et les lacrymogènes qui occupent le devant de la scène. Avec une question qui reste entière : qui sont réellement les auteurs des violences ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size:1.12em;font-weight:600">Classes trop chargées, manque de moyens, Parcoursup : les lycéens mulhousiens avaient quelques sujets à mettre sur la table. Après trois jours de mobilisation, ce sont pourtant les poubelles incendiées, les mortiers et les lacrymogènes qui occupent le devant de la scène. Avec une question qui reste entière : qui sont réellement les auteurs des violences ?</p>


<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="700" height="467" src="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/10/manifestation-lyceen-mulhouse-2026.jpg" alt="Véhicules de gendarmerie stationnés dans le centre-ville de Mulhouse le 1er octobre 2026" class="wp-image-1772" srcset="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/10/manifestation-lyceen-mulhouse-2026.jpg 700w, https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/10/manifestation-lyceen-mulhouse-2026-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des véhicules de gendarmerie maintenus dans le centre-ville de Mulhouse après la manifestation lycéenne du 1er octobre 2026. Photo : ActuRhin.</figcaption></figure>


<p>Ils étaient venus parler de classes trop chargées, de moyens qui fondent et de Parcoursup. À l’arrivée, <a href="https://acturhin.fr/tag/mulhouse/">Mulhouse</a> a surtout retenu les poubelles en feu, les mortiers et les lacrymogènes. C’est le vieux miracle de la manifestation qui dérape : vous partez avec une pancarte, vous finissez dans le journal derrière un conteneur qui flambe.</p>

<p>Depuis mardi 29 septembre, plusieurs lycées mulhousiens sont touchés par des blocages et des rassemblements. Albert-Schweitzer, Lavoisier, Louis-Armand, Montaigne : la grogne passe d’un établissement à l’autre et enfle rapidement. Mercredi, près de 2 000 jeunes auraient participé au mouvement au plus fort de la journée.</p>

<p>Leurs revendications, elles, n’ont rien de particulièrement folklorique : classes chargées, conditions d’étude jugées dégradées, manque de moyens, emplois du temps et contestation de Parcoursup. Bref, le genre de sujets qui nécessiterait normalement une table, quelques chaises et des gens capables de s’écouter.</p>

<p>On a eu des pavés.</p>

<h2>Deux manifestations pour le prix d’une</h2>

<p>Au milieu des lycéens apparaissent des groupes plus réduits, avec notamment des individus masqués ou cagoulés. Poubelles incendiées, tirs de mortiers, pierres et pavés lancés vers les forces de l’ordre : à partir de là, le scénario change de réalisateur.</p>

<p>Mercredi, les violences perturbent sérieusement le centre-ville. Le tramway est interrompu, des commerces baissent leurs grilles et Porte Jeune ferme temporairement. Quatre policiers sont légèrement blessés et 17 personnes sont interpellées.</p>

<p>Jeudi 1er octobre, rebelote. Des conteneurs brûlent, les forces de l’ordre utilisent des gaz lacrymogènes et les pompiers doivent, par endroits, attendre que la situation soit sécurisée pour intervenir.</p>

<p>Mais une précision devient indispensable : <strong>on ne sait pas encore exactement qui sont les auteurs de ces violences</strong>.</p>

<p>Plusieurs lycéens présents affirment ne pas se reconnaître dans ces groupes. Certains expliquent être venus manifester pacifiquement et distinguent clairement leur mobilisation de ceux qui incendient ou lancent des projectiles.</p>

<p>Une poubelle en feu possède toutefois une qualité médiatique remarquable : elle se photographie beaucoup mieux qu’une revendication sur les effectifs d’une classe de terminale.</p>

<p>Alors le feu gagne aussi les gros titres.</p>

<h2>La manif terminée, les gendarmes sont restés</h2>

<p>Jeudi matin, après le principal rassemblement, le centre-ville retrouve progressivement son calme. Les forces de l’ordre, beaucoup moins leur liberté de mouvement.</p>

<p><strong>ActuRhin a constaté dans le centre de Mulhouse la présence d’une dizaine de véhicules de gendarmerie et de militaires équipés pour le maintien de l’ordre.</strong> Le dispositif est resté en place durant toute la journée, bien après la fin de la manifestation du matin.</p>

<p>Notre photo prise sur place le 1er octobre témoigne de l’importance des moyens maintenus dans le centre-ville.</p>

<p>La manifestation était terminée. La vigilance, beaucoup moins.</p>

<p>Après plusieurs journées marquées par des incendies de poubelles, des jets de projectiles et des affrontements, les autorités avaient manifestement décidé de ne pas miser leur jeudi après-midi sur la bonne humeur générale.</p>

<h2>Qui étaient les casseurs ?</h2>

<p>C’est désormais l’une des questions essentielles.</p>

<p>Combien des personnes interpellées sont réellement élèves dans les établissements concernés ? Combien sont mineures ? Des jeunes extérieurs aux lycées ont-ils rejoint les rassemblements ? Les personnes soupçonnées d’avoir incendié ou lancé des projectiles faisaient-elles partie de la mobilisation initiale ?</p>

<p>Pour l’instant, les informations publiques disponibles ne permettent pas de répondre précisément.</p>

<p>Il faut donc éviter le raccourci confortable consistant à mettre 2 000 lycéens, quelques individus cagoulés, 17 interpellés et une poubelle carbonisée dans le même sac.</p>

<p>Même à Mulhouse, les sacs-poubelle ont leurs limites.</p>

<p>Et pendant qu’on compte les fourgons, les pavés et les conteneurs, les revendications du départ sont toujours là : conditions d’étude, effectifs, moyens, Parcoursup.</p>

<p>Après trois jours de bruit, il reste donc une question assez simple :</p>

<p><strong>qu’est-ce qui a poussé autant de lycéens mulhousiens dans la rue ?</strong></p>

<p>Ce serait dommage de l’oublier.</p>

<p>C’était justement pour qu’on les écoute.</p>

<h3>Sources</h3>

<ul>
<li><a href="https://www.education.gouv.fr/mouvement-social-du-mardi-29-septembre-2026-506092" target="_blank" rel="noopener">Ministère de l’Éducation nationale</a> — mouvement social du 29 septembre 2026.</li>
<li><a href="https://www.solea.info/infos-trafic/detail?id=10386" target="_blank" rel="noopener">Soléa</a> — perturbations du réseau liées aux manifestations à Mulhouse.</li>
<li><em>Dernières Nouvelles d’Alsace</em> — comptes rendus des mobilisations des <a href="https://www.dna.fr/education/2026/09/30/nouvelle-journee-de-manifestations-la-colere-des-lyceens-resonne-dans-la-ville" target="_blank" rel="noopener">30 septembre</a> et <a href="https://www.dna.fr/faits-divers-justice/2026/10/01/on-voulait-juste-qu-on-nous-entende-un-troisieme-jour-de-mobilisation-lyceenne-emaille-de-violences" target="_blank" rel="noopener">1er octobre 2026</a>.</li>
<li>Observation et photographie ActuRhin — centre-ville de Mulhouse, 1er octobre 2026.</li>
</ul>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://acturhin.fr/mobilisation-lyceens-mulhouse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mulhouse, François Villon n’a pas survécu aux travaux</title>
		<link>https://acturhin.fr/college-alice-milliat-mulhouse-francois-villon/</link>
					<comments>https://acturhin.fr/college-alice-milliat-mulhouse-francois-villon/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphane ROSSI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités locales]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine & histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Mulhouse]]></category>
		<category><![CDATA[zone-mulhouse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://acturhin.fr/?p=1102</guid>

					<description><![CDATA[Le collège François-Villon de Mulhouse vient de renaître après une reconstruction à 25,9 millions d’euros. Nouveau bâtiment, nouveau nom : Alice Milliat a remplacé François Villon. D’un côté, un poète génial, voleur, bagarreur et condamné à la potence. De l’autre, une pionnière du sport féminin. Même les murs semblent avoir changé de personnalité.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:1.1em;font-weight:600">Le collège François-Villon de Mulhouse vient de renaître après une reconstruction à 25,9 millions d’euros. Nouveau bâtiment, nouveau nom : Alice Milliat a remplacé François Villon. D’un côté, un poète génial, voleur, bagarreur et condamné à la potence. De l’autre, une pionnière du sport féminin. Même les murs semblent avoir changé de personnalité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="700" height="525" src="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/09/college-alice-milliat-mulhouse.jpg" alt="Façade du collège Alice-Milliat à Mulhouse" class="wp-image-1299" srcset="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/09/college-alice-milliat-mulhouse.jpg 700w, https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/09/college-alice-milliat-mulhouse-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le nouveau collège Alice-Milliat à Mulhouse. Photos : Mehdi B.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">François Villon avait déjà échappé à la pendaison. Il n’aura pas échappé aux travaux du collège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Mulhouse, l’établissement qui portait son nom a connu une transformation assez radicale. L’ancien ensemble a largement disparu, un collège flambant neuf a pris sa place et, tant qu’à recommencer, on a également changé la plaque à l’entrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">François Villon est parti.<br>Alice Milliat est arrivée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Villon avait un certain profil</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, des générations de collégiens mulhousiens sont donc entrées chaque matin dans un établissement portant le nom de François Villon. Sur le plan littéraire, rien à redire. Villon est l’un des grands poètes français du XVe siècle. Pour le reste, le dossier scolaire aurait probablement nécessité un rendez-vous avec les parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rixes, prison, affaires de vol : l’existence de Villon fut nettement moins calme que ses apparitions dans les manuels de français. En janvier 1463, après une rixe et alors que ressurgissait l’affaire du cambriolage du collège de Navarre, il fut condamné à mort. Sa peine fut finalement commuée en bannissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, pendant des années, un collège de la République a accueilli ses élèves sous le patronage d’un homme qui avait failli terminer au bout d’une corde. Il faut reconnaître à l’Éducation nationale un goût certain pour les personnalités complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">François-Villon figurait par ailleurs parmi les collèges <strong>REP+</strong> de Mulhouse, c’est-à-dire dans le niveau renforcé de l’éducation prioritaire. Cela ne dit évidemment rien du caractère des élèves. Cela décrit un contexte social et scolaire nécessitant davantage de moyens et d’accompagnement. Mais le rapprochement conserve quelque chose d’assez savoureux : on avait tout de même choisi pour nom un homme dont la jeunesse aurait été assez peu compatible avec un règlement intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bâtiment aussi avait eu une vie difficile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec les années, le collège lui-même s’était mis à ressembler un peu à son illustre patron. L’établissement était constitué d’une multitude de bâtiments, dont les plus anciens dataient des années 1970. Les locaux étaient devenus trop petits et insuffisants, l’ensemble vieillissait, des matériaux amiantés étaient présents et des désordres structurels avaient été constatés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin 2019, des fissures sont même apparues dans les escaliers des bâtiments A et B. Quand un escalier commence à exprimer physiquement son désaccord avec l’architecture, repeindre les murs devient une réponse légèrement insuffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des renforcements d’urgence ont été réalisés. Une étude structurelle a suivi et conclu à une conception et une réalisation de qualité médiocre pour ces deux bâtiments. Leur démolition est alors devenue, selon la collectivité, inévitable. Trois scénarios avaient pourtant été étudiés. En mars 2020, le choix d’une reconstruction complète du collège, hors demi-pension, a finalement été retenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">François Villon connaissait bien le concept de condamnation définitive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">25,9 millions pour repartir à neuf</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Collectivité européenne d’Alsace chiffre aujourd’hui la reconstruction du collège à <strong>25,9 millions d’euros TTC</strong>. Pour cette somme, le collège ne s’est évidemment pas contenté de changer les poignées de porte. Le nouvel établissement représente environ <strong>7 500 m²</strong> et peut accueillir <strong>800 élèves</strong>. Son architecture reprend volontairement certains codes du patrimoine industriel voisin de DMC : briques, béton, métal, sheds et même des couleurs inspirées des nuanciers de fils de l’ancienne manufacture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien collège était dispersé.<br>Le nouveau s’organise autour d’une cour centrale.<br>L’ancien avait accumulé les blessures.<br>Le nouveau est pensé pour durer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, le parallèle devient presque embarrassant. Car pendant que le bâtiment changeait de personnalité, son nom faisait exactement la même chose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alice Milliat entre en scène</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alice Milliat présente un curriculum vitae légèrement différent de celui de François Villon. Figure majeure de la promotion du sport féminin au début du XXe siècle, elle participe à la structuration internationale du mouvement et organise avec sa fédération des compétitions féminines que celle-ci présente en 1922 comme des « Jeux olympiques féminins », à une époque où les femmes peinent encore à obtenir leur place dans le mouvement olympique. Le dossier judiciaire paraît nettement plus léger que celui de son prédécesseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On passe donc d’un poète génial mais passablement chaotique à une femme connue pour avoir organisé, structuré et revendiqué.<br>Du désordre à l’organisation.<br>De bâtiments éclatés à un collège rassemblé.<br>D’un homme qui passa une partie de sa vie à échapper aux institutions à une femme qui passa une partie de la sienne à en bousculer une pour faire une place aux femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Difficile de fabriquer un symbole plus propre, même avec 25,9 millions d’euros.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On a même recyclé François Villon</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire aurait pu s’arrêter ici. Elle aurait été jolie, parfaitement institutionnelle et légèrement trop bien rangée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, le béton s’en est mêlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la démolition, près de <strong>3 800 tonnes de béton provenant de l’ancien collège ont été triées, désamiantées, concassées puis réutilisées directement sur le chantier comme fondations du nouvel établissement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et soudain, toute cette histoire de changement de nom devient beaucoup plus amusante. Car François Villon a bien disparu de la façade.<br>Alice Milliat possède désormais le collège.<br>Mais sous ses pieds, l’ancien établissement est toujours là.<br>Réduit en morceaux, certes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">François Villon aurait probablement apprécié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.alsace.eu/aides-et-services/jeunesse-et-education/plan-transformation-colleges-publics-alsaciens/" target="_blank" rel="noopener">Collectivité européenne d’Alsace — Plan de transformation des collèges publics alsaciens</a></strong><br>Montant actuel annoncé pour la reconstruction du collège Villon à Mulhouse : <strong>25,9 millions d’euros TTC</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.alsace.eu/delib-cd68/Rapports_Pdf/f701fdd4-cc71-4499-9bb4-ce6414ae2759.pdf" target="_blank" rel="noopener">Conseil départemental du Haut-Rhin / Collectivité européenne d’Alsace — Rapport du 11 décembre 2020, « Collège F. Villon à Mulhouse – Déconstruction/reconstruction du collège »</a></strong><br>État de vétusté, locaux insuffisants et trop exigus, présence d’amiante, désordres structurels, fissures apparues fin 2019, étude des différents scénarios, décision de reconstruction complète, capacité de 800 élèves et programme de construction de 7 500 m².</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://oslo-architectes.fr/projet/college-villon/" target="_blank" rel="noopener">OSLO Architectes — « Collège François Villon – Volumétrie en mouvement »</a></strong><br>Architecture inspirée du patrimoine industriel DMC, organisation autour de la cour centrale, matériaux employés et réemploi de près de <strong>3 800 tonnes de béton de l’ancien collège dans les fondations du nouveau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.ac-strasbourg.fr/media/22793/download" target="_blank" rel="noopener">Académie de Strasbourg — « Établissements relevant de l’éducation prioritaire »</a></strong><br>Classement du collège François-Villon de Mulhouse en <strong>REP+</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.sports.gouv.fr/sites/default/files/2024-04/lettre-50-du-comit-d-histoire---avril-2024-8772.pdf" target="_blank" rel="noopener">Ministère chargé des Sports — Comité d’histoire, Lettre n° 50, avril 2024</a></strong><br>Alice Milliat, promotion du sport féminin et organisation avec sa fédération des compétitions féminines de 1922.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45203037k" target="_blank" rel="noopener">Bibliothèque nationale de France — notices consacrées à François Villon</a></strong><br>Éléments biographiques concernant ses démêlés judiciaires, la rixe de 1463, l’affaire du collège de Navarre et sa condamnation à mort.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://acturhin.fr/college-alice-milliat-mulhouse-francois-villon/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rentrée scolaire : 6 choses que beaucoup de parents croient obligatoires… et qui ne le sont pas toujours</title>
		<link>https://acturhin.fr/rentree-scolaire-2026-obligations-parents/</link>
					<comments>https://acturhin.fr/rentree-scolaire-2026-obligations-parents/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphane ROSSI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 23:48:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie pratique]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[zone-haut-rhin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://acturhin.fr/?p=553</guid>

					<description><![CDATA[La rentrée possède un pouvoir assez remarquable : elle transforme des adultes normalement raisonnables en exécutants d’une docilité parfaite. Un papier parle d’assurance ? On cherche la carte bancaire. Un mot évoque un certificat médical ? On appelle le médecin. Une liste réclame un cahier très précis ? On part en expédition. Je ne critique...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:700">La rentrée possède un pouvoir assez remarquable : elle transforme des adultes normalement raisonnables en exécutants d’une docilité parfaite. Un papier parle d’assurance ? On cherche la carte bancaire. Un mot évoque un certificat médical ? On appelle le médecin. Une liste réclame un cahier très précis ? On part en expédition.</p>



<figure class="wp-block-kadence-image kb-image553_590ad3-b6 size-full"><img decoding="async" width="700" height="700" src="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/obligations-parents-rentree-scolaire-2026.jpg" alt="Parent assis devant une pile de documents scolaires à côté d’un cartable et de fournitures de rentrée." class="kb-img wp-image-554" srcset="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/obligations-parents-rentree-scolaire-2026.jpg 700w, https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/obligations-parents-rentree-scolaire-2026-300x300.jpg 300w, https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/obligations-parents-rentree-scolaire-2026-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>lustration créée artificiellement.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne critique personne. Je fais exactement pareil. Dès qu’un document porte le mot « école », mon esprit critique prend généralement quelques jours de congé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors j’ai vérifié. Pas sur un forum de parents énervés à 23 h 47, mais auprès de Service-Public et du ministère de l’Éducation nationale. Et plusieurs choses que nous considérons volontiers comme obligatoires ne le sont pas toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nuances sont importantes. Parce que remplacer une fausse obligation par une fausse interdiction serait une manière assez élégante de ne faire aucun progrès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. L’assurance scolaire n’est pas obligatoire pour aller en classe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement l’un des automatismes les mieux installés de la rentrée : l’école demande une attestation, alors on imagine que l’assurance scolaire est obligatoire dans tous les cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, <strong>elle est facultative pour les activités scolaires obligatoires inscrites dans l’emploi du temps</strong>. Une sortie à la piscine ou au gymnase dans ce cadre ne nécessite donc pas obligatoirement d’assurance scolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, elle devient obligatoire pour les <strong>activités facultatives organisées par l’établissement</strong>, par exemple certains voyages ou sorties. Service-Public précise également qu’elle est nécessaire lorsqu’un enfant fréquente la <strong>cantine</strong> ou participe à des activités organisées par la commune après le temps scolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre détail qui peut éviter une dépense inutile : avant de souscrire un contrat supplémentaire, il est conseillé de vérifier les assurances que possède déjà la famille. La responsabilité civile peut par exemple être couverte par l’assurance multirisque habitation, tandis que d’autres contrats peuvent déjà couvrir les accidents corporels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc non, l’assurance scolaire n’est pas inutile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’est simplement pas obligatoire partout où nous avions pris l’habitude de la croire obligatoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1871" target="_blank" rel="noopener">Consulter la règle officielle sur l’assurance scolaire</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Après une maladie ordinaire, le certificat médical n’est pas systématique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfant tombe malade. On prévient l’école. Puis surgit cette vieille inquiétude : va-t-il falloir trouver un rendez-vous médical uniquement pour obtenir le papier attestant que l’enfant était effectivement malade ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour une maladie ordinaire, non.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Service-Public indique qu’un certificat médical doit être fourni à l’établissement scolaire lorsque l’enfant a souffert d’une <strong>maladie contagieuse concernée par cette obligation</strong>. La page officielle a encore été vérifiée le 12 juin 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne dispense évidemment pas les parents de prévenir l’établissement et de justifier l’absence de leur enfant. Mais une absence pour une maladie banale ne signifie pas automatiquement qu’il faille obtenir un certificat médical uniquement pour l’école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est assez reposant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le médecin aussi devrait s’en remettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F20583" target="_blank" rel="noopener">Certificat médical après une absence : la règle officielle</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">3. À l’école primaire, les devoirs écrits à la maison ne sont pas autorisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Celui-ci mérite une précision immédiate avant que les enfants n’impriment cet article et ne le déposent triomphalement sur la table du dîner : <strong>les devoirs à la maison ne sont pas interdits</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, à l’école primaire, un enseignant <strong>ne peut pas donner de travail écrit à effectuer en dehors de la classe</strong>. Les devoirs peuvent prendre la forme d’un travail oral, d’une lecture, d’une recherche ou de leçons à apprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuance est assez considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Apprendre une poésie : oui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire une série d’exercices écrits : non.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je découvre cette règle avec une certaine émotion en pensant à toutes les soirées où des générations de parents ont probablement hésité entre le complément d’objet direct et l’abandon pur et simple de l’autorité parentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F21842" target="_blank" rel="noopener">Voir la règle officielle concernant les devoirs au primaire</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Une sortie scolaire obligatoire doit être gratuite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Sortie scolaire » et « participation des familles » vont tellement souvent ensemble qu’on pourrait croire le deuxième terme automatiquement livré avec le premier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas le cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’une <strong>sortie scolaire est obligatoire</strong>, c’est-à-dire qu’elle fait partie du programme d’enseignement et se déroule dans le cadre prévu par l’établissement, <strong>aucune participation financière ne peut être exigée des familles</strong>. Elle est financée par l’établissement ou les collectivités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sorties facultatives et voyages scolaires obéissent à une autre règle : une participation financière peut être demandée. Le ministère précise toutefois qu’elle doit rester raisonnable et qu’un élève ne doit pas être exclu pour des raisons économiques. Lorsqu’un élève ne participe pas à une sortie facultative ou à un voyage, il doit être accueilli dans son établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La phrase à retenir est donc simple : <strong>sortie obligatoire = gratuite</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas « toutes les sorties sont gratuites ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration aime les nuances. Elle les élève probablement dans un endroit tenu secret.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.education.gouv.fr/les-sorties-et-voyages-scolaires-378946" target="_blank" rel="noopener">Les règles officielles des sorties et voyages scolaires</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Un enseignant ne peut pas imposer une marque de fournitures</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici maintenant une information susceptible de réconcilier momentanément quelques parents avec le rayon papeterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Éducation nationale est très clair : <strong>un enseignant ne peut pas exiger l’achat d’un matériel d’une marque particulière</strong>. Il peut préciser les caractéristiques nécessaires : format du cahier, nombre de pages ou autres propriétés utiles. Mais pas la marque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la liste de fournitures n’est pas censée surgir de l’imagination solitaire d’un professeur la veille de la rentrée. Elle doit être élaborée de manière concertée, avec notamment les équipes éducatives et les représentants des parents, puis arrêtée par les instances prévues dans l’école ou l’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte prévoit même que la liste soit communiquée aux familles et mise en ligne <strong>au plus tard à la mi-juillet</strong>. Une fois arrêtée, sa modification à la rentrée doit rester exceptionnelle ; l’arrivée d’un nouvel enseignant ne suffit pas à justifier qu’on la remette entièrement en cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, si vous avez acheté un cahier rouge de 96 pages avec les bonnes caractéristiques mais qu’on vous explique en septembre qu’il aurait dû appartenir à une dynastie papetière précise, vous avez le droit de poser une question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Calmement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est préférable dans une école.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.education.gouv.fr/bo/22/Hebdo26/MENE2219098C.htm" target="_blank" rel="noopener">Consulter le Bulletin officiel sur les fournitures scolaires</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">6. Le certificat médical n’est pas obligatoire pour participer aux cours d’EPS</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dernière idée reçue, et probablement l’une de celles qui demandent le plus de précautions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour suivre les <strong>cours obligatoires d’éducation physique et sportive</strong>, un établissement scolaire <strong>ne peut pas exiger de certificat médical</strong>. En revanche, il peut demander un certificat d’inaptitude totale ou partielle lorsqu’un élève ne peut pas participer aux cours d’EPS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les activités sportives facultatives et les licences délivrées par les fédérations sportives scolaires, les règles dépendent ensuite de la discipline pratiquée. Certaines disciplines présentant des contraintes particulières nécessitent toujours un certificat médical. Pour les clubs sportifs extérieurs à l’école, les règles sont également différentes selon la fédération, la discipline et la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne conclusion n’est donc surtout pas « les certificats médicaux pour le sport ont disparu ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne conclusion est beaucoup moins spectaculaire, donc beaucoup plus exacte : <strong>ils ne sont pas systématiquement obligatoires</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1030" target="_blank" rel="noopener">Consulter les règles sur le certificat médical et le sport</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, cette petite enquête m’a appris quelque chose d’assez rassurant : la rentrée scolaire contient déjà suffisamment d’obligations réelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est peut-être pas nécessaire d’en inventer d’autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1871" target="_blank" rel="noopener">Service-Public – Assurance scolaire</a></li>



<li><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F20583" target="_blank" rel="noopener">Service-Public – Certificat médical après une maladie</a></li>



<li><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F21842" target="_blank" rel="noopener">Service-Public – Devoirs à la maison au primaire</a></li>



<li><a href="https://www.education.gouv.fr/les-sorties-et-voyages-scolaires-378946" target="_blank" rel="noopener">Ministère de l’Éducation nationale – Sorties et voyages scolaires</a></li>



<li><a href="https://www.education.gouv.fr/bo/22/Hebdo26/MENE2219098C.htm" target="_blank" rel="noopener">Ministère de l’Éducation nationale – Liste des fournitures scolaires individuelles</a></li>



<li><a href="https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1030" target="_blank" rel="noopener">Service-Public – Certificat médical et pratique sportive</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://acturhin.fr/rentree-scolaire-2026-obligations-parents/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Décret du 29 juillet 2026 : le parent menace, l’enfant change d’école</title>
		<link>https://acturhin.fr/decret-29-juillet-2026-parent-menace-enfant-change-ecole/</link>
					<comments>https://acturhin.fr/decret-29-juillet-2026-parent-menace-enfant-change-ecole/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphane ROSSI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 13:34:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions & chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[parents d’élèves]]></category>
		<category><![CDATA[zone-haut-rhin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://acturhin.fr/?p=163</guid>

					<description><![CDATA[La France vient d’inventer une nouvelle manière de rétablir l’autorité. Elle consiste à déplacer celui qui n’a rien fait. Je reconnais qu’il fallait y penser. Depuis le 29 juillet, un nouveau décret permet en effet de changer un élève d’école ou d’établissement lorsque le comportement d’un membre de sa famille devient suffisamment grave pour menacer...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:500">La France vient d’inventer une nouvelle manière de rétablir l’autorité. Elle consiste à déplacer celui qui n’a rien fait. Je reconnais qu’il fallait y penser.</p>



<figure class="wp-block-kadence-image kb-image163_b9e29c-1e size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" src="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/Decret-parent.jpg" alt="Illustration sur le décret du 29 juillet 2026 permettant le changement d’établissement d’un élève en raison du comportement menaçant d’un membre de sa famille." class="kb-img wp-image-166" srcset="https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/Decret-parent.jpg 800w, https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/Decret-parent-300x300.jpg 300w, https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/Decret-parent-150x150.jpg 150w, https://acturhin.fr/wp-content/uploads/2026/08/Decret-parent-768x768.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>Un décret publié en juillet 2026 prévoit la possibilité de changer un élève d’établissement lorsque le comportement d’un proche menace la communauté éducative. Illustration générée artificiellement.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 29 juillet, un nouveau décret permet en effet de changer un élève d’école ou d’établissement lorsque le comportement d’un membre de sa famille devient suffisamment grave pour menacer la sécurité ou la santé d’un membre de la communauté éducative, ou perturber gravement le fonctionnement de l’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dit comme ça, évidemment, personne ne peut défendre le parent qui menace une enseignante, harcèle un directeur ou transforme chaque rendez-vous scolaire en audition devant le tribunal révolutionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces comportements existent. Les enseignants les connaissent. Les directeurs aussi. Certains personnels scolaires se font insulter pour une punition, menacer pour une mauvaise note, harceler parce que Kevin a obtenu 7 sur 20 alors que, selon sa mère, il avait beaucoup travaillé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kevin avait surtout beaucoup joué à Fortnite. Mais ce détail relève manifestement du secret de famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il fallait donc agir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fallait donc agir. Et l’État a agi. Enfin, façon de parler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car lorsque le comportement d’un parent devient tellement inquiétant qu’il fait peser un « risque caractérisé » sur la sécurité ou la santé d’un enseignant, on pourrait naïvement imaginer que le problème principal est… le parent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai longtemps cru que c’était précisément pour ce genre de situations que nous avions inventé la police, la justice, les plaintes, les interdictions, les condamnations et quelques bâtiments administratifs dont les portes sont suffisamment lourdes pour inspirer le respect. J’étais jeune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous avons trouvé plus subtil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Papa menace le directeur ? Lucas change d’école. Maman harcèle l’institutrice ? Chloé quitte ses copines. Tonton vient régulièrement expliquer au professeur de mathématiques qu’il connaît personnellement des gens très désagréables ? Nathan découvrira probablement les joies d’un nouvel établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’adulte pose problème. On déplace l’enfant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’une logique administrative admirable. Un peu comme si votre voisin mettait de la musique à trois heures du matin et que la mairie décidait, pour régler le problème, de vous reloger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un problème pourtant bien réel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus troublant est que ce décret part d’un problème parfaitement réel. Les enseignants sont parfois seuls face à des familles agressives. Des directeurs doivent gérer des situations qui dépassent largement leur métier. On leur demande d’enseigner, d’éduquer, de gérer les conflits, les écrans, les absences et parfois des parents devenus ingérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand la situation dérape, ils découvrent surtout une chose : l’institution ne sait pas toujours les protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors une question demeure. Pourquoi avons-nous besoin d’un dispositif permettant de déplacer l’enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que ce décret me gêne. Non parce qu’il protège les enseignants. Il faut les protéger. Davantage. Beaucoup davantage. Mais parce qu’il semble admettre, presque discrètement, que face à certains adultes nous ne savons plus très bien quoi faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’école n’arrive plus à les contenir. La police ne peut pas être derrière chaque portail. La justice intervient avec ses règles, ses délais et ses seuils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors il reste une variable facile à déplacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enfant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lui ne menace personne. Lui ne hurle pas dans le bureau du directeur. Lui n’a peut-être même pas assisté à la scène. Mais lui possède un avantage considérable sur les adultes : administrativement, on sait où le mettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un « suivi renforcé » pour l’enfant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret prévoit même, dans son nouvel établissement, un « suivi pédagogique, éducatif et social renforcé ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule est magnifique. On change l’enfant d’école à cause du comportement d’un adulte, puis on renforce l’accompagnement de l’enfant afin qu’il supporte convenablement les conséquences du comportement de l’adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fallait oser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’imagine la conversation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Mathis, ton père a menacé ton professeur. »<br>« Ah. »<br>« C’est très grave. »<br>« Oui. »<br>« Nous avons donc pris une décision ferme. »<br>« Vous allez punir mon père ? »<br>« Non, tu changes de collège lundi. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À neuf ans, j’aurais immédiatement compris la puissance de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand l’enfant devient responsable universel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me frappe surtout, c’est le chemin parcouru. Autrefois, lorsqu’un enfant posait problème à l’école, on convoquait ses parents. Aujourd’hui, lorsque les parents posent problème, on déplace l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La boucle est bouclée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfant est devenu responsable universel. Il répond déjà de ses notes, de son comportement, de son orientation, de ses écrans, de son avenir et probablement bientôt du déficit public. Il ne lui manquait plus que la responsabilité des colères de papa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est chose faite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question de l’autorité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, derrière l’ironie, il reste quelque chose de beaucoup moins drôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une institution respectée n’a pas besoin d’éloigner un enfant pour se protéger de ses parents. Une institution forte devrait pouvoir dire à un adulte :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous ne menacez pas un professeur. Vous n’insultez pas un directeur. Vous ne terrorisez pas une équipe éducative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si vous le faites, c’est vous qui en supporterez les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pas votre fils. Pas votre fille. Vous.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cela, l’autorité. Pas crier plus fort. Pas humilier. Pas revenir à l’école de 1954 avec une règle en bois et un portrait du général de Gaulle au-dessus du tableau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Simplement faire en sorte qu’une limite existe encore et que celui qui la franchit sache qu’elle était réellement là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons tellement peur d’être autoritaires que nous avons fini par ne plus savoir exercer l’autorité. Les enseignants en paient le prix depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décret risque simplement d’ajouter quelqu’un à l’addition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enfant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lui, au moins, n’avait rien demandé.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://acturhin.fr/decret-29-juillet-2026-parent-menace-enfant-change-ecole/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
